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Canna·wikiJWH-200

Synthetic cannabinoid (SCRA)

Narcotic: named in schedule

JWH-200

[1-(2-morpholin-4-ylethyl)indol-3-yl]-naphthalen-1-ylmethanone

Aliases.WIN 55,225 · WIN-55255 · JWH 200 · 1-(2-(4-morpholinyl)ethyl)-3-(1-naphthoyl) indole · 1-[2-(4-morpholinyl)éthyl]-3-(1-naphthoyl)indole · [1-[2-(4-morpholinyl)éthyl]-1H-indol-3-yl]-1-naphthalènyl-méthanone

A synthetic naphthoylindole, a CB1 agonist classified as a narcotic: human data are lacking.

Updated on

Level of detail

Harm-reduction warning

No characterised human dose: animal / in vitro data only. Effect profile, safety margin and acute toxicity are not documented in human clinical practice. Extremely potent compound: severe effects, seizures and deaths reported in the literature.

Identifiers

Formula
C₂₅H₂₄N₂O₂
Molar mass
384.18 g·mol⁻¹
CAS
103610-04-4
PubChem CID
10045570
First described
Le composé est né du programme d'anti-inflammatoires aminoalkylindoles du Sterling Research Group, à Rensselaer dans l'État de New York. Il figure dans l'article de Bell et de ses collaborateurs paru en mars 1991 dans le Journal of Medicinal Chemistry, consacré aux (aminoalkyl)indoles antinociceptifs dérivés du pravadoline, où il est encore évalué comme inhibiteur de la synthèse des prostaglandines et comme analgésique chez la souris. Son mécanisme cannabinoïde n'a été reconnu qu'ensuite : la relation structure-activité publiée par Eissenstat et son équipe en 1995 établit que la chaîne morpholinoéthyle portée par l'azote et le groupe naphtoyle en position 3 sont les deux éléments déterminants de l'affinité pour le récepteur CB1. La molécule porte de ce fait deux codes, WIN 55,225 du côté industriel et JWH-200 dans la nomenclature des indoles cannabimimétiques associée aux travaux de John W. Huffman.
Origin
An entirely synthetic molecule, absent from cannabis and from every living organism: it has no connection with hemp or with cannabidiol products. On the illicit market it circulates as a powder, then ends up sprayed onto an inert plant substrate sold as a smoking mixture, sometimes presented as a legal alternative to cannabis. Analyses of seized products have identified it in these so-called room-incense mixtures, and toxicology laboratories have found it in the saliva, hair and serum of users.
InChIKey
SZWYXJHTNGJPKU-UHFFFAOYSA-N

In plain terms

JWH-200 has nothing to do with CBD or with hemp: it is a laboratory molecule, originally designed as a painkiller, which acts on the same brain receptors as cannabis. Today it is encountered sprayed onto smoking herbs sold as legal products, without the person buying them knowing what the sachet contains or in what quantity. It is classified as a narcotic in France.

Receptors and activity

  • CB1
    CI50 = 7,8 nM (déplacement du [3H]WIN 55,212-2) ; CI50 = 46 nM face au [3H]CP-55,940 ; Ki = 82 nM sur CB1 humainAgonist
  • CB1 (inhibition de l'adénylate cyclase)
    CE50 = 275 nM sur membranes N18TG2Agonist
  • CB1 (canal déférent de souris)
    CI50 = 6,3 nM sur les contractions induites électriquementAgonist
  • Agonist
  • Partial agonist
  • Antagonist
  • Modulator
  • Inverse agonist

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Subjective signature

Hover over an axis to read its definition.

  • Calm
    8
  • Clarity
    5
  • Sleep
    10
  • Appetite
    10
  • High
    8

Editorial estimate, not clinical.

Pharmacology

JWH-200, also coded WIN 55,225, is a naphthoylindole of the aminoalkylindole sub-class, a series derived from pravadoline and developed in the early 1990s as an analgesic family before its cannabinoid mechanism was identified. It binds to the CB1 receptor with nanomolar affinity, of the order of 8 to 80 nanomolar depending on the radioligand and the assay system, and it activates it: adenylate cyclase is inhibited with a median effective concentration of 275 nanomolar and contractions of the mouse vas deferens are blocked at 6.3 nanomolar. In the rat, substitution for the discriminative stimulus of Δ9-THC is complete, at doses that do not suppress the behavioural response. It is intrinsic efficacy that separates this family from cannabis: synthetic agonists fully activate the CB1 receptor where Δ9-THC is only a partial agonist, which removes the ceiling effect characteristic of cannabis. This full activation is documented for the aminoalkylindole class, but no measurement of maximal efficacy specific to JWH-200 has been published, and neither CB2, nor TRPV1, nor GPR55, nor PPARγ, nor 5-HT1A has been studied for this compound. Human data are lacking: there is no clinical trial, no human pharmacokinetics, and no documented dose-effect relationship. What is known comes from analytical toxicology and from the laboratory: marked cytotoxicity in cultured hepatocytes, extensive hepatic metabolism, and detection in the serum of patients admitted to emergency departments for severe agitation.

Key sources.

Origin (pharmaceutical research → illicit market)

No biosynthetic pathway: the molecule is produced by no living organism and comes solely from organic synthesis, by acylation at position 3 of an indole whose nitrogen bears a 2-(morpholin-4-yl)ethyl chain, using a naphthalene-1-carbonyl unit. Its manufacture is described here only by its chemical class.

Structural classification

Class
Synthetic cannabinoid (SCRA)
Origin
An entirely synthetic molecule, absent from cannabis and from every living organism: it has no connection with hemp or with cannabidiol products. On the illicit market it circulates as a powder, then ends up sprayed onto an inert plant substrate sold as a smoking mixture, sometimes presented as a legal alternative to cannabis. Analyses of seized products have identified it in these so-called room-incense mixtures, and toxicology laboratories have found it in the saliva, hair and serum of users.
Status
Narcotic: named in schedule

Agoniste synthétique des récepteurs cannabinoïdes de la famille des naphtoylindoles, sous-groupe des aminoalkylindoles : un noyau indole porte en position 3 un pont cétone relié à un naphtalène, et l'azote indolique porte une chaîne 2-(morpholin-4-yl)éthyle. Ce motif morpholinoéthyle, hérité du pravadoline, distingue la molécule des JWH à queue alkyle simple comme le JWH-018 ou le JWH-073. Le composé porte aussi le code industriel WIN 55,225 et constitue l'analogue à cycle ouvert du WIN 55,212-2.

Pharmacokinetics

Aucune étude clinique et aucune donnée de pharmacocinétique humaine n'ont été publiées, et aucune posologie n'est documentée. L'exposition se fait par inhalation de la fumée d'un support végétal imprégné, dont la teneur varie fortement d'un fragment à l'autre au sein d'un même sachet : la quantité réellement reçue reste inconnue de la personne qui consomme. L'élimination passe par un métabolisme hépatique étendu suivi de l'excrétion urinaire des conjugués, la molécule mère n'étant que très peu retrouvée dans l'urine, ce qui impose de rechercher les métabolites. Le composé a en revanche été mesuré dans le sérum, la salive et les cheveux, ce qui atteste d'une distribution suffisante pour les matrices usuelles de la toxicologie.

Metabolism

Le métabolisme a été étudié spécifiquement pour cette molécule. Sur microsomes hépatiques humains et chez la souris à foie humanisé, De Brabanter et ses collaborateurs décrivent vingt-deux métabolites répartis en onze classes ; la voie principale associe l'ouverture puis le clivage du cycle morpholine et l'oxydation de la chaîne restante en fonction acide carboxylique. Tous les métabolites sont excrétés dans l'urine sous forme conjuguée, majoritairement en glucuronides, à des taux de conjugaison variables. Le dérivé issu du clivage de la morpholine suivi de l'oxydation est le plus abondant et le plus durablement détectable : c'est le marqueur retenu pour attester une consommation. Un travail ultérieur retrouve les mêmes voies, N-désalkylation, clivage oxydatif et ouverture oxydative de la morpholine, et montre que la phase I est prise en charge par plusieurs isoenzymes du cytochrome P450, ce qui rend peu probable une interaction par inhibition d'une voie unique.

Toxicology and risks

Le signal expérimental le plus net est hépatique : sur hépatocytes HepG2, le JWH-200 montre un potentiel cytotoxique marqué, avec une baisse dose-dépendante de la viabilité cellulaire, de l'intégrité nucléaire, de l'intégrité membranaire et du potentiel de membrane mitochondriale. Chez l'humain, la molécule a été identifiée dans le sérum de patients admis aux urgences pour une agitation psychomotrice assez sévère pour justifier l'administration conjointe d'une benzodiazépine et d'un neuroleptique, le plus souvent en présence d'autres substances, ce qui interdit de lui attribuer seule le tableau observé. Aucun cas d'intoxication ni aucun décès imputé à cette seule molécule n'a été publié, et ce vide traduit un défaut d'étude, pas une innocuité. Les agonistes de synthèse des récepteurs cannabinoïdes sont associés en tant que classe à des vomissements, des pertes de connaissance, des convulsions, une hypertension, une tachycardie et une insuffisance rénale, effets que l'ANSM a rappelés en 2024 en motivant le classement de nouvelles molécules de cette famille. Le composé inhibe par ailleurs fortement le transporteur BCRP, ce qui ouvre la possibilité d'interactions avec les médicaments qui en dépendent.

Detection and analysis

La recherche repose sur la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem, appliquée au sang, au sérum, à l'urine, à la salive et aux cheveux ; des méthodes validées incluent ce composé dans des panels de vingt à trente cannabinoïdes de synthèse. Dans l'urine, la cible est le métabolite issu du clivage de la morpholine et de l'oxydation de la chaîne, la molécule mère y étant peu abondante. Les immunodosages cannabis usuels, calibrés sur les métabolites du Δ9-THC, ne la détectent pas ; un immunoessai dédié, sur bandelette et en format ELISA, a été mis au point à partir d'un haptène synthétisé pour cette molécule. La stabilité de l'analyte impose de la prudence : dans du sang conservé six mois, la teneur retombe entre 30 et 53 % de la valeur initiale quelles que soient les conditions de conservation, pour une demi-vie estimée autour de trois mois, alors que l'urine préserve mieux le composé, avec une demi-vie de huit mois à un an. Un résultat bas ou négatif sur un prélèvement ancien ne permet donc pas de conclure.

References

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  2. 2.Eissenstat MA et al., Aminoalkylindoles: structure-activity relationships of novel cannabinoid mimetics, Journal of Medicinal Chemistry, 1995 (rôle de la chaîne morpholinoéthyle et du groupe naphtoyle, affinité CB1)PMID 7636873
  3. 3.Huffman JW, Padgett LW, Recent developments in the medicinal chemistry of cannabimimetic indoles, pyrroles and indenes, Current Medicinal Chemistry, 2005 (revue de référence, affinité CB1 voisine de 42 nM)PMID 15974991
  4. 4.De Brabanter N et al., In vivo and in vitro metabolism of the synthetic cannabinoid JWH-200, Rapid Communications in Mass Spectrometry, 2013 (vingt-deux métabolites, marqueur urinaire)PMID 23943333
  5. 5.Gampfer TM et al., Cytotoxicity, metabolism, and isozyme mapping of the synthetic cannabinoids JWH-200, A-796260, and 5F-EMB-PINACA, Archives of Toxicology, 2021 (cytotoxicité HepG2, cartographie des isoenzymes)PMID 34453555
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  8. 8.Wagmann L et al., Inhibition and stimulation of the human breast cancer resistance protein as in vitro predictor of drug interactions, Archives of Toxicology, 2018 (JWH-200 parmi les inhibiteurs les plus puissants de BCRP)PMID 30083819
  9. 9.Fojtíková L et al., Lateral flow immunoassay and enzyme linked immunosorbent assay as effective immunomethods for the detection of synthetic cannabinoid JWH-200, Toxicology Reports, 2017PMID 29276691
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  11. 11.ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants (mise à jour du 16 février 2026), annexe IV, entrée JWH-200 et clause générique indol-3-yl méthanone
  12. 12.Arrêté du 31 mars 2017 modifiant l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants (annexe IV, familles génériques de cannabinoïdes de synthèse)
  13. 13.Betäubungsmittelgesetz, Anlage II (Allemagne) : entrée nominative JWH-200
  14. 14.ChEMBL, données de bioactivité du composé CHEMBL13078 (JWH-200) : CI50 CB1, canal déférent de souris, adénylate cyclase
  15. 15.PubChem, fiche du composé CID 10045570 (JWH-200) : identifiants et synonymes
  16. 16.ANSM, l'ANSM inscrit de nouveaux cannabinoïdes sur la liste des stupéfiants, 2024 (effets indésirables rapportés pour la classe des cannabinoïdes de synthèse)

Structured data

InChIKey
SZWYXJHTNGJPKU-UHFFFAOYSA-N
SMILES
C1COCCN1CCN2C=C(C3=CC=CC=C32)C(=O)C4=CC=CC5=CC=CC=C54
Formula
C25H24N2O2
Molar mass
384.18 g·mol⁻¹
CAS
103610-04-4
PubChem CID
10045570
Machine-readable entry (JSON)

LLM ingestion format: a structured superset of the entry (identifiers, binding, versioned legal status). Full corpus.